La guérison du monde

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À sa façon, toujours simple et remarquablement fouillée, Frédéric Lenoir fait le diagnostic de la maladie du monde actuel qu’il décrit comme un monde affecté de nombreux maux  : crises environnementale, agricole, économique et financière, politique, sanitaire et psychologique.

S’agissant d’un monde complexe , il démontre,comme tant d’autres analystes, qu’il est vain de prétendre le guérir en isolant « les problèmes les uns des autres » ou en ignorant « les causes profondes et intriquées ».

Lenoir propose au lecteur de bien connaître la nature du mal dont souffre le monde. Ce qui l’amène à faire une analyse historique des mutations profondes et rapides auxquelles il à été confronté et des conséquences qu’elles ont eu sur nos modes de vie, notre équilibre psychologique et même sur nos fonctions cérébrale ; le tout menant à « l’avènement d’une civilisation à l’échelles de la planète ».

Cette civilisation n’est cependant pas le fruit d’un dialogue des cultures. Elle est trop largement portée par les bouleversements technologiques et résulte d’une hégémonie de l’Occident et de ses valeurs.

Le processus de guérison du monde passe donc par une « critique lucide et argumentée des logiques mécanistes et mercantiles qui sont à l’origine de bien des dérèglements de la Terre et des sociétés humaines ». Elle passe aussi par une « reformulation des valeurs éthiques universelles » que sont : la vérité, la justice, le respect de l’autre la liberté l’amour et la beauté, par un refus de quantification de la vie, une révolution scientifique et une transformation individuelle

À lire: La guérison du monde paru en 2012

Les chrétiens et l’environnement

Giverny saturéeDepuis de nombreuses années, je me pose la question de la responsabilité des chrétiens eu égard à la protection de l’environnement. Quelle ne fut pas ma surprise en prenant connaissance d’une déclaration du Comité des affaires sociales de l’Assemblée des évêques du Québec portant spécifiquement sur ce thème et publiée le 28 mai… 1981. 

Cette lettre est encore brûlante d’actualité et on ne peut que faire le parallèle avec Laudato Si en particulier lorsque ses auteurs affirment qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort qui concerne tout le monde et qui exige une réponse.

Ils interpellent les chrétiens en souhaitant « que les chrétiens se fassent reconnaître à tous les niveaux comme des intervenants positifs pour la solution de la crise et l’amélioration de la qualité de la vie pour tous »  et  en les invitant « non  seulement à la réflexion mais à l’action: celle qu’ils peuvent déjà réaliser dans leur vie personnelle …, mais aussi celle qu’ils peuvent entreprendre en se joignant aux groupes de sensibilisation, d’action et de pression grâce auxquels, en partie, les politiques gouvernementales et les décisions des entreprises industrielles, des syndicats et autres organismes visant à protéger l’environnement recevront un appui de principe et seront poussées vers une efficacité accrue. »

Une lecture qui fait beaucoup réfléchir!

 

L’encyclique Laudato Si’

IMG_0514Il s’agit en fait d’une prise de position publique du pape sur sur la sauvegarde de la terre, notre maison commune. Cette position a été reçu avec enthousiasme, partout et dans tous les milieux. Selon moi, trois grandes raisons se conjuguent pour expliquer cet accueil.

Tout d’abord, le pape ne s’adresse pas seulement aux catholiques. De façon très habile, il interpelle chaque personne qui habite cette planète, croyants de toutes confessions religieuses et non croyants.

Deuxièmement, il réussit le tour de force de désenclaver la pensée chrétienne. En effet, il présente de façon inspirante, la contribution que notre spiritualité peut apporter à toute l’humanité dans ses efforts pour sauvegarder la terre.

Enfin le pape fait des appels pressants que personne ne peut ignorer :

  • appel à une conversion écologique, à la fois individuelle et communautaire
  • appel à un nouveau dialogue des religions avec l’économie et la science
  • appel aux politiciens de qui il attend des décisions courageuses axées sur la recherche du bien commun.

Je vous invite à lire cette encyclique, à vous l’approprier et à vous faire une opinion personnelle. Je suis convaincu que comme moi vous aurez envie de la diffuser dans votre milieu, auprès des jeunes en particulier, qui devront vivre avec les conséquences du réchauffement climatique et qui ont tant soif de sagesse et de sens.

Vous pouvez vous la procurer chez votre libraire pour moins de 10 $ ou encore sur le site du Vatican à Laudato Si’ 

Un coeur vert pour la Capitale: j’ose y croire

IMG_1904Quel beau projet nous a été présenté par M Vincent Galarneau dans l’édition du 29 juin du journal Le Devoir ! Nous est-il encore permis de rêver qu’un tel projet d’aménagement du magnifique terrain agricole des Soeurs de la Charité puisse un jour devenir réalité ? J’ose y croire.

En effet, s’il est un projet susceptible de mobiliser la population de notre capitale nationale, s’il est un projet avant-gardiste susceptible de faire l’envie du monde entier, s’il est un véritable projet phare pour Québec, c’est bien celui-là!

J’ose croire qu’il y a suffisamment de vision, d’expertise, de créativité, de bon sens dans notre région pour que s’élabore une alternative au seul projet qu’on nous propose à ce jour et qui prévoit la construction de quelque 6500 unités d’habitation réparties autour d’un maigre 10 % d’espaces verts.

J’ose croire que nos élus municipaux et provinciaux sont capables d’apprécier la chance extraordinaire que la région a de disposer d’un tel terrain, qu’ils auront le courage d’en protéger le potentiel et la volonté de le développer globalement.

J’ose croire que les facultés d’agriculture et d’alimentation, d’aménagement et d’architecture sauront se concerter pour faire de ce projet un véritable laboratoire de recherche et d’enseignement en agriculture urbaine.

J’ose croire que nos promoteurs immobiliers oseront l’avenir et le développement durable et sauront trouver leur compte dans de nouveaux modèles d’affaires compatibles avec le développement écologique intégral de ce terrain patrimonial.

J’ose croire enfin, que collectivement, on donnera espoir aux jeunes en particulier qui rêvent de doter Québec d’un coeur vert où la nature se laisse admirer, se révèle aux curieux et nourrit ses habitants.

Michel Paradis

La grande charte de l’écologie intégrale

IMG_0503La grande charte dont il est ici question, c’est Laudato Si, l’encyclique publiée en mai 2015 par le Pape François sur la sauvegarde de la terre notre maison commune. Et celui qui la qualifie ainsi, c’est Leonardo Boff, théologien brésilien de la libération dans un texte paru le 19 juin 2015 sous le titre : La Grande Charte de l’écologie intégrale : clameur de la Terre, clameur des pauvres et mis en ligne par Dial

Il s’agit d’une des meilleures analyses de cette encyclique et j’en recommande fortement la lecture.

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